Trouble bipolaire |
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Le trouble bipolaire, autrefois appelé maniaco-dépression, psychose maniaco-dépressive ou encore PMD est un trouble de l’humeur. Cette affection cyclique se présente sous la forme d’une alternance d’état maniaque (exaltation), d’état dépressif et d’état mixte dit « normal ». Elle se traduit par une exagération des changements d’humeur caractérisés par des périodes de dépression grave et des périodes d’euphorie, d’où le terme de bipolaire en rapport avec les deux pôles des humeurs que revêt cette pathologie. Les troubles bipolaires en chiffres Dans le monde comme en France, 1% de la population âgée de 15 ans et sujette à présenter des signes de troubles bipolaires, sans distinction de sexe, de race ou de situation géographique. Ainsi, autant de femmes que d’hommes sont concernées par cette affection. Les troubles bipolaires apparaissent plus généralement chez l’adolescent ou le jeune adulte, entre 16 et 24 ans. Les formes dites « sévères », c’est-à-dire présentant des cycles rapides, représentent 20% de cas. Les symptômes Le patient présente de façon cyclique un état maniaque, un état dépressif et un état intermédiaire dit « normal » ou mixte. La manie et l’état dépressif ont un impact néfaste considérable tant sur le plan social que sur le plan professionnel et familiale de la personne qui souffre de trouble bipolaire. La manie est caractérisée: - augmentation de l’activité physique ou agitation psychomotrice. - augmentation de l’appétit sans prise de poids. L’ hypomanie: La dépression: - problème de concentration. L’état mixte ou intermédiaire Les différentes formes - Le trouble bipolaire de type II : il est caractérisé par une succession de phases de dépression majeure et d’au moins une phase hypomaniaque. A noter qu’il n’y a, dans ce cas, ni d’épisode de manie, ni d’épisode mixte. - Le trouble bipolaire de type III ou cyclothymique : alternance rapide et fréquente de période dépressive et maniaque. Les sautes d’humeurs sont rapides et difficiles à vivre pour l’entourage que ce soit familial ou professionnel. Les causes Les réelles origines de cette maladie sont encore inconnues. L’hypothèse d’une origine génétique est actuellement l’hypothèse la plus soutenue. En effet, la probabilité de souffrir de trouble bipolaire est d’autant plus importante qu’il existe des antécédents familiaux. Des facteurs environnementaux (déchirure familiale, évènements stressants, etc…) et psychologiques (traumatisme, etc…) sont autant de facteurs favorisant le déclenchement de troubles bipolaires. Les solutions Les thérapies sont actuellement très efficaces, surtout si l’évolution de ce trouble est peu avancée, et c’est bien là le problème. La prise en charge se fait grâce à des médicaments et à une psychothérapie. Les médicaments ont pour but d’atténuer puis d’éradiquer les symptômes de la maladie. Les psychorégulateurs tels que le lithium visent à réguler les sautes d’humeur et prévenir les rechutes. Pendant ou en dehors des périodes de crise, une psychothérapie est indispensable et il est illusoire de penser que seuls les médicaments en viendront à bout. Comme toujours, un diagnostic précoce est la réponse appropriée à une guérison rapide. Le problème est que la manie et la dépression sont deux phases durant lesquelles le patient n’a pas conscience de son état. Il est donc peut probable qu’il aille de lui-même consulter un spécialiste. |
