Anorexie |
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L’anorexie mentale est un trouble psychologique du comportement vis à vis de l’alimentation qui se traduit pas une sous-nutrition. Les patients atteints de cette pathologie représentent 1 à 2% de la population et sont, pour leur grande majorité, de sexe féminin. En effet, les récentes études démontrent que seuls 10% des anorexiques sont des hommes contre 90% de femmes, l’anorexie des adolescentes de 12 à 18 ans étant la forme la plus courante. Quelles sont les origines de cette pathologie? L’anorexie mentale ou AM est une maladie qui est en augmentation constante dans les sociétés occidentales depuis les années 70, sociétés dans lesquelles la « minceur » fait figure de modèle. Quelle forme peut prendre cette maladie? L’AM est une maladie complexe qui peut prendre deux visages différents. L’anorexie est nommée « restrictive » lorsque la personne s’interdit certains aliments qu’elle juge comme trop caloriques. Généralement, cette même personne saute régulièrement des repas, utilise des coupe-faims, fait régulièrement des régimes hypocaloriques ou pratique des activités sportives de façon excessive. L’anorexie – boulimie, qui représente la majorité entre 50% et 60% des cas, conduit à une alternance d’hyperphagie et de vomissements. On observe donc les mêmes restrictions alimentaires mais entrecoupées de fringales durant lesquelles la personne ingurgite de grandes quantités d’aliments sans pouvoir se réfréner. Par la suite, la personne fera tout pour vider le contenu de son estomac, entre autres par l’usage de laxatifs ou de vomitifs Dans les deux cas de figure, la sensation naturelle de faim s’atténue à force de privations, jusqu’à disparaitre parfois totalement. Comment déceler les symptômes? Les conséquences de l’AM Les conséquences les plus fréquemment observées sont une anémie modérée, un gonflement des articulations, une fonte de la masse musculaire en particulier du muscle cardiaque, des pertes de connaissance, une fragilisation de la peau et des ongles, une perte des cheveux, une hypoglycémie, des pertes de mémoire, des signes de dépression ou d’anxiété et même des troubles du comportement. Pour les malades pratiquant les vomissements répétés, il faut également s’attendre à des perturbations électrolytiques et des complications somatiques. Les traitements de la maladie Seule une psychothérapie spécialisée dans le domaine des troubles du comportement alimentaire est préconisée, ce qui explique que toute la famille soit prise en charge si le patient est un enfant ou un adolescent. En effet, l’entourage familial direct aura un rôle non négligeable dans la thérapie. Le traitement est axé selon deux pivots: L’anorexie n’est pas une fatalité et les pressions culturelles aussi bien que sociales sont régulièrement mises en cause. Il est vrai que la nature autodestructrice de cette pathologie donne l’illusion à la personne atteinte de cette maladie qu’elle a le contrôle, alors qu’en réalité, elle entre dans un cercle vicieux. |
